Bazin zinzin ?
Après quelques couacs de connexion, j'accède enfin à la toile. Et je me dis que ma LiveBox aurait pu perdurer dans sa panne et m'épargner le spectacle qui se répand sous mes yeux.
Tout avait pourtant bien commencé : Moulin -a priori- définitivement écarté, nous évitons l'opprobre que nous aurait coûté plusieurs années de "folklore" démagogique, vaniteux et machiste. Pour une fois, Bazin semble avoir pris la bonne décision, et Monsieur Moulin pourra assouvir ses pulsions hormonales ailleurs et jouer à "kikalaplugrosse" avec les plus hauts dirigeants de "Entre Particuliers" ou "De Particulier à Particulier". Ca va sentir le soufre, la poudre et le pastis, mais au moins, ça ne sera pas au PSG.
Tout semble réuni pour passer une bonne après-midi, la sérénité au coeur. C'était oublier qu'avec Paname, on n'est jamais jamais totalement satisfait. Alors, à peine soulagé, le supporter parisien doit subir un nouveau coup dur : cela devrait être Guillaume Kuperfils, avocat de Colony Capital, qui prendrait la tête du club. Ne jugeons pas trop vite le bonhomme, mais l'inquiètude est légitime : déjà, Kuperfils est un juriste. Non pas que je porte particulièrement dans mon coeur la catégorie des "entrepreneurs", mais c'est la créativité et l'expérience de ces derniers qui doivent être mis en valeur par le club, et si possible aux plus hauts postes. Ensuite, le gars n'a jamais mis les pieds dans le monde du foot, chose quelque peu problématique lorsque l'on est appelé à prendre la tête de l'un des plus gros clubs français en termes de moyens, de palmarès et de médiatisation. On se prend alors à imaginer une ère Moulinex-2, et la suite ne nous rassure pas davantage.
Quelques lignes plus loin, c'est le drame : Le Guen pourrait rester. Oui, rester. C'est à peine croyable, mais à Paris, on est désormais habitués aux événements les plus inattendus. Mais le pire reste à venir : ce serait désormais les clés du club qui lui seraient confiées, de A à Z, avec une possible nomination au poste d'entraîneur-manager. Là, c'est la catastrophe, le désastre. On écarquille les paupières, on se frotte les yeux, on nettoie son écran, on le démonte pour ressouder des circuits électriques forcément défaillants... Mais non, aucun dysfonctionnement technique : Bazin s'apprête bel et bien à sacrifier le Paris Saint-Germain sur l'autel de la médiocrité.
Finissons tout de même sur une note d'espoir : l'ami Plessis semble candidat à la succession de Simon Tahar. Certes, l'ex-Président sochalien est, à l'instar de Martel, Sadran et Aulas, l'un des dirigeants les plus antipathiques du football français, mais il n'en demeure pas moins une piste intéressante : à Chocho, il est parvenu à bâtir une équipe solide, reposant sur un centre de formation de qualité et une gestion plutôt réussie des faibles moyens pécuniers mis à disposition du club. Pour résumer, Plessis est quand même le bonhomme qui a pigeonné de nombreuses équipes en vendant à prix d'or des Mathieu, Pedretti et autres Ziani. Avec un type comme ça, il est certain que nous n'aurions pas eu à pleurer le départ de l'Oignon pour 3M€, et que ZoumZoum Camara serait resté à Sainté. Mais avec des "si"...