Paris s'éveille
Revenu de vacances et en pleines révisions du concours de Sciences Po, je suis sorti de chez moi pour la première fois depuis trois jours pour aller au Parc. Le résultat final m'a donné raison. Pour être honnête, j'avais surtout hâte de pouvoir beugler les noms de Giuly et Makélélé lors de la présentation des équipes : il y a encore quelques mois, je pensais qu'il me faudrait attendre une bonne décennie pour voir ne serait-ce qu'un grand joueur évoluer dans l'enceinte de Saint-Cloud. Alors certes, les deux bonshommes n'ont plus vingt ans, mais leur seule présence suffit pour croire en des jours meilleurs. On apprend d'ailleurs que Kezman va très probablement réaliser son "rêve" et signer au Paris Saint-Germain dès lundi ; et s'il est évident que le Serbe sort de plusieurs saisons difficile, je demeure persuadé qu'il arrive à Paris avec les crocs qui rayent le parquet. Il n'y a en effet rien de tel que la Ligue 1 pour redonner une exposition médiatique suffisante et relancer des joueurs à bout de souffle.J'arrivai donc au Parc avec la certitude de voir, enfin, du football. La compo était idéale : Clément et Pancrate out, Sessègnon et Chantôme in. Pour une fois, le PSG allait jouer à onze contre onze. Malheureusement, la frilosité de Paul Le Guen n'a d'égal que celle des Girondins, et les deux équipes allaient se neutraliser tout au long de la première période. Un spectacle bien terne, comme toujours. Dans les tribunes, l'étincelle est d'ailleurs venue de Vodka qui, après quelques minutes de jeu, s'est pertinemment interrogé sur l'intérêt de payer des salaires faramineux à des vieillards qui n'assurent pas plus que Pancrate et Bourillon. Il est vrai qu'en début de match, Makélélé et Guily-Guily semblaient se croire dans une cours d'école, voire en seizième de finale de Coupe du Loir-et-Cher : si l'on ne peut que concéder aux deux gusses que la Ligue 1 est parmi les championnats les plus médiocres d'Europe occidentale, ce n'est pas une raison pour se mettre à son niveau -voire en dessous- en enchaînant les louches en retrait et autres débordements nanaresques.
Par bonheur, la mi-temps a fait son effet sur nos Rouge et Bleu préférés. On se doute que ce n'est pas la verve de PLG qui a changé quoi que ce soit au schmilblick. On ne saurait non plus imaginer Bazin levant son cul de son transat tropézien pour menacer les joueurs de leur couper les vivres, contrat ou pas contrat. On imagine plutôt un Michel Moulin venir cracher son fiel sur cette bande d'incapables... mais celui-ci n'est plus aux manettes depuis longtemps. Face à cette équation insoluble, on ne peut donc que miser sur un délire mystique de Sammy Traoré.
Qu'importe ! la seconde mi-temps nous a réservé son lot d'enchaînements, de frappes, d'appels de balles et d'interventions défensive. Par moment, on se serait cru sous Vahid, avec un bloc de morfales prêts à sauter sur chaque occasion et à remonter le ballon à toute vitesse. Le tout avec, en prime, des qualités offensives indéniablement supérieures. Ainsi, passons sur la première période insipide et intéressons-nous aux 45 minutes que Villeneuve utilisera probablement dès demain pour justifier la nouvelle hausse des prix des abonnements. Landru a été excellent, et fera probablement taire Jean-Michel Larqué et toute la panoplie de connards prêts à déplacer la guillotine de la Bastille à Saint-Germain-en-Laye pour le seul plaisir de voir tomber sa caboche, en chantant à tue-tête : "Ah ! Cearà ! Cearà ! Cearà ! Mickaël Landreau à la lanterne..." (ok, c'est nul). Pour ma part, je ne suis toujours pas totalement rassuré, et j'attends confirmation ; mais espérons au moins que la France du foot arrêtera de considérer Landru comme le dernier des Stéphane Porato. La prestation de Cearà a quant à elle été de très belle facture, avec de bonnes montées, des touches toujours aussi efficaces, et surtout une assurance défensive notable... à l'inverse d'Armand, mille et une fois dépassé par Gouffran. Nos défenseurs centraux n'ont été battus qu'une seule fois, et les milieux défensifs ont fait le boulot, avec une aptitude toujours aussi intéressante de Clément Chantôme à dynamiser le jeu et à aller de l'avant, avec un déchet quasiment inexistant.
Sur l'aile gauche, Rothen a été mauvais, perdant de nombreux ballons et allant à la vitesse d'un Helder Marino sous Prozac. A droite, en revanche, Guily a été plus que remuant, débordant fréquemment ses adversaires malgré de nombreuses pertes de balle. Quant à Sessègnon, il a alterné le bon et le moins bon, et ses passes ont souvent été interceptées par un Alou Diarra omniprésent. Hoarau, enfin, a montré une belle disponibilité dos au but, et son enchaînement contrôle du droit-enroulée du gauche n'était pas sans rappeler un certain n°9 parisien...
... A confimer.
Par bonheur, la mi-temps a fait son effet sur nos Rouge et Bleu préférés. On se doute que ce n'est pas la verve de PLG qui a changé quoi que ce soit au schmilblick. On ne saurait non plus imaginer Bazin levant son cul de son transat tropézien pour menacer les joueurs de leur couper les vivres, contrat ou pas contrat. On imagine plutôt un Michel Moulin venir cracher son fiel sur cette bande d'incapables... mais celui-ci n'est plus aux manettes depuis longtemps. Face à cette équation insoluble, on ne peut donc que miser sur un délire mystique de Sammy Traoré.
Qu'importe ! la seconde mi-temps nous a réservé son lot d'enchaînements, de frappes, d'appels de balles et d'interventions défensive. Par moment, on se serait cru sous Vahid, avec un bloc de morfales prêts à sauter sur chaque occasion et à remonter le ballon à toute vitesse. Le tout avec, en prime, des qualités offensives indéniablement supérieures. Ainsi, passons sur la première période insipide et intéressons-nous aux 45 minutes que Villeneuve utilisera probablement dès demain pour justifier la nouvelle hausse des prix des abonnements. Landru a été excellent, et fera probablement taire Jean-Michel Larqué et toute la panoplie de connards prêts à déplacer la guillotine de la Bastille à Saint-Germain-en-Laye pour le seul plaisir de voir tomber sa caboche, en chantant à tue-tête : "Ah ! Cearà ! Cearà ! Cearà ! Mickaël Landreau à la lanterne..." (ok, c'est nul). Pour ma part, je ne suis toujours pas totalement rassuré, et j'attends confirmation ; mais espérons au moins que la France du foot arrêtera de considérer Landru comme le dernier des Stéphane Porato. La prestation de Cearà a quant à elle été de très belle facture, avec de bonnes montées, des touches toujours aussi efficaces, et surtout une assurance défensive notable... à l'inverse d'Armand, mille et une fois dépassé par Gouffran. Nos défenseurs centraux n'ont été battus qu'une seule fois, et les milieux défensifs ont fait le boulot, avec une aptitude toujours aussi intéressante de Clément Chantôme à dynamiser le jeu et à aller de l'avant, avec un déchet quasiment inexistant.
Sur l'aile gauche, Rothen a été mauvais, perdant de nombreux ballons et allant à la vitesse d'un Helder Marino sous Prozac. A droite, en revanche, Guily a été plus que remuant, débordant fréquemment ses adversaires malgré de nombreuses pertes de balle. Quant à Sessègnon, il a alterné le bon et le moins bon, et ses passes ont souvent été interceptées par un Alou Diarra omniprésent. Hoarau, enfin, a montré une belle disponibilité dos au but, et son enchaînement contrôle du droit-enroulée du gauche n'était pas sans rappeler un certain n°9 parisien...
... A confimer.
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