Kezmania
Comme tout supporter du Paris Saint-Germain qui se respecte, je ne rêve que d'une chose : que la piste Jimmy Briand soit définitivement abandonnée, au profit de l'achat au rabais de Mateja Kezman. Dans cette optique, la dernière offre adressée par le club de la Capitale au Stade Rennais semble déterminante. De deux choses l'une : ou bien Saint-Sernin conclut l'affaire et palpe grosso merdo neuf millions, ravi de la plus-value inespérée réalisée -une fois de plus- au détriment du PSG, pigeon de service devant l'Eternel ; ou bien le dirigeant breton pense vraiment que son poulain vaut dix patates, et Paname est sauvé.
Non pas que Briand soit un tocard fini. Loin de là. Le bonhomme pourrait même être un élément relativement utile de notre effectif : toute équipe a besoin d'un bon bourrin dans ses rangs afin d'élargir ses options tactiques. Or, le Jim' fait partie de ces athlètes qui auraient pu battre le record du monde du 100 mètres s'ils n'avaient eu l'opportunité de palper beaucoup plus en tâtant la chique. Une sorte de Bernard Mendy, certes un peu supérieur techniquement, mais aux antipodes d'un Kezman dont le contrat est d'ores et déjà prêt et qui coûterait trois fois moins cher que le Rennais.
Dès lors, personne -pas même Charles Villeneuve- n'aurait hésité. Personne, sauf Paul Le Guen, bien évidemment. C'eut été le président parisien qui avait pour projet l'arrivée de Briand à Paname, il aurait pu plaider la dyslexie passagère, et l'envie irrépressible d'embaucher Dany Brillant comme nouveau speaker du Parc des Princes, à n'importe quel prix. Malheureusement, c'est bel et bien Jimmy Briand -et son camarade carbonisé Nino Wiltord- qui risque de consumer allègrement la déjà maigre enveloppe parisienne... On est pas mal barrés...