Moumoutte contre-attaque
Le ventru spectre de Jean-Michel Moutier plane aux alentours du Camp des Loges. Comme si, à peine maintenu, le Paris Saint-Germain n'était pas déjà suffisamment mis en difficulté par les déclarations ubuesques de Moulin et les luttes intestines qui s'annoncent. Il faut croire qu'en terme de masochisme, les poignées d'individus se portant ponctuellement candidat au poste de Président du PSG surpassent de bien loin les adeptes du petit-pont massacreur.
Mais revenons à nos Moutier. Dans une interview donnée à "Le Foot Paris", le bonhomme nous raconte que Cayzac aurait dû mettre en application ses idées. Passons outre le thème machiavelo-chiraquien, démontrant à raison que "les promesses n'engagent que ce qui les écoutent", mais conseillons plutôt à l'ami Jean-Mi de remettre en marche ses liaisons synaptiques et de se demander pourquoi diantre cela n'a-t-il pas fonctionné. Osons une réponse : à moins qu'il n'ait été doté d'un pouvoir de coercition bien au dessus de la moyenne, l'ami Cayzac ne pouvait peut-être pas contraindre Polo la Science à démissionner pour 2 € et un kébab. Et peut-être que pour 2,5 M€, les argentiers du club avaient autre chose à foutre que de licencier Polo. L'adage ne dit-il point -à raison- "qui ne tente rien n'a rien" ?
En gros, pour la Moumoutte, soit on pense et on agit avec succès, soit on ne pense ni agit. Wow. Ca commence bien. Poursuivons l'analyse. Après ses envolées anti-Caysac, JMM fait passer la pillule à l'aide du monceau de banalités indispensables à toute interview de personnage du monde sportif. Une seconde offensive vient ensuite vilipender la stratégie de recrutement du club parisien. Là, je dis OK. Il est indéniable que Cearà n'est pas arrière droit, que Camara n'avait de lumineux que son prix, qu'Everton ne serait même pas remplaçant dans son club éponyme et que Souza est l'archétype du joueur tout juste arrivé du championnat brésilien : une qualité technique indéniable, mais une lenteur potillonesque. On ne peut en outre véritablement accabler Moutier au sujet de son recrutement : certes, c'est lui qui a commis l'irréparable en engageant Punkie-Landrin, mais poste pour poste, Rozehnal, Dhorasso et Rodriguez, c'est quand même un peu mieux que ZoumZoum, Bourillon Dlégumes et Luyindula.
Mais c'est sur la fin que la Moumoutte nous balance sa perle, la p'tite vanne qui mange pas d'pain, mais qui fait parler de soi. Le Guen aura donc "du mal à retrouver un club". Merci, on t'a pas attendu pour s'en douter. Et après ?
Bref, Moumoutte parle beaucoup, il se met en avant, il balance presque autant qu'un Moscato pris de lyrisme, mais ça ne fait pas particulièrement avancer le shmilblick.
Autre sujet, autre souci. Voilà que le gars Wenger poursuit son oeuvre de pillage du championnat français en s'intéressant à Casper le Chantôme. A ce sujet, espèrons que le jeune homme gardera la tête sur ses épaules et ne se laissera pas séduire par les billets doux d'Outre-Manche. Seulement voilà, dans le cadre de la future gestion du club "à la marseillaise" qui se profile à l'horizon, on peut se demander comment Moulin s'occupera du cas du n° 20. Si c'est l'option "Joue-là comme Anigo" qui prime, on peut dire adieu à Chantôme. Sinon, peut-être aurons-nous une chance de conserver celui qui est sans nul doute le meilleur espoir parisien. Sinon, on peut essayer le coup de la malice et faire passer Jérémy Clément pour Clément Chantôme. On ne sait jamais : on a bien réussi à faire passer Nanard Mendy pour un titulaire en Equipe de France...