Coin Coin : Suite et Fin
Alors que je sirotais un succulent nectar de pêche Casino, je me souvins soudainement que j'avais laissé inachevée ma géniale oeuvre d'invention Coin Coin (aussi appelée OM-PSG en 2033).
"Diantre !", me dis-je. (et respectez mon "diantre" : je viens de passer un quart d'heure à le colorer élégamment...)
Ainsi, réparation devait être faite. Après vous avoir procuré les liens des quatre premiers chapitres, je vous livre (certes, avec du retard), mon dernier né !
Chapitres : Un, Deux, Trois, Quatre (trop fort ce Parigi, il sait même compter jusqu'à quatre)
CHaPiTre CiNQuièMe :
En cette époque sombre du football francilien, les dirigeants parisiens ont décidé de mettre en place une réforme originale et audacieuse, afin de redonner de l'entrain aux confrontations. Ainsi, désormais, la place des supporters visiteurs dans les travées du Parc des Princes sera tirée au sort. Au début de chaque match, l'ancien président Pierre Blayau est placé au centre du terrain, les yeux bandés. Il tourne ensuite sur lui-même pendant une quinzaine de minutes, puis s'arrête brusquement, montre du doigt une zone des tribunes, puis s'affale sur le sol, terrassé par une foudroyante migraine. Une civière vient ensuite le ramener au bord du terrain, alors que l'ex-président est pris de crises de folie et raconte les pires insanité à propos des finances du club de la capitale.
Cette réforme a toutefois provoqué un certain nombre d'incidents.
C'est ainsi que d'aimables supporters niortais ont vu leur mascotte Grogato déchiquetée par une horde de Boulogne Boys enragés, et que les trois supporters bastiais ayant effectué le dernier déplacement du club corse ne sont jamais revenu du Virage Auteuil. Une semaine plus tard, Corsica Nazione revendiquait une quinzaine d'attentats dans le métro parisien.
Le Match (ben oui, faut quand même qu'on y arrive, au bout de 15 épisodes
)
Les vieillissants frères Bogdanov ont décidé de finir leur carrière en apothéose. Leur dernière expérience consistera à observer le fonctionnement de la cervelle de Frédéric Mendy (le petit-fils de Bernard) en action.
Rien à signaler à propos d'une première mi-temps fort terne, durant laquelle le Consul Barbelivien avait ordonné que l'on diffuse en boucle le dernier CD d'Hélène Ségara. Le carnage musical n'a pu prendre fin qu'après l'engorgement subit des WC du stade. En effet, la forte émanation de dégobillage avaient pour don de déranger considérablement les officiels de la tribune VIP.
Dès le début de la seconde période, les deux équipes commencèrent à montrer un visage beaucoup plus incisif. Ainsi, Roberto de Munines dos Santos Moreirados Félipao (les Brésiliens avaient renoncé à leurs ridicules surnom, depuis les moqueries infligées à Kakà lors de son transfert à Bourg-en-Bresse) inscrit 4 buts en 10 minutes.
Les Marseillais se firent eux aussi plus remuant, mais jamais ils n'arrivèrent à trouver la faille dans la défense parisienne.
Mais soudain, c'est le drame. A la 67ème minute de la rencontre, en répercussion d'une offensive nucléaire de la Corée du Nord en Ouzbékistan, une faille géante sépara subitement le terrain en deux parties, engloutissant au passage un M. Collina dont l'âge avancé ne convenait guère plus qu'à l'arbitrage du championnat français. Igor Bogdanov se jeta quant à lui sans hésiter dans le gouffre béant, trop intrigué de savoir si la lave qu'il contenait était de type basaltique ou granitique.
Les membres de l'amicale parisienne de la scientologie descendirent immédiatement sur la pelouse en beuglant des slogans évangélistes et en frappant sur des casseroles à l'aide d'impressionnantes baguettes de timbales, sur un rythme lent et monocorde, tout en criant à la "fin du monde". Les Supras Auteuil, parrains de l'association d'aide aux SDF "La Mie de Pain", crurent assister à une manifestation contre la "Faim dans le monde" et les rejoignirent joyeusement.
Chaos total sur le terrain.
Le consul Patrick Sébastien décide de transformer le Parc des Princes en cabaret géant.
Coin coin.
Fin (et soif)