(C)issé pété l'tibia !
En ce moment, pas grand chose à dire côté parisien. Quelques vagues rumeurs de transfert et de rares informations à propos de la reprise du club viennent à peine troubler un début de mois de juin bien tranquille.
Nous mettrons donc l'actualité parisienne de côté pendant un temps, afin de mieux nous pencher sur la Coupe du Monde germanique qui débutera ce vendredi.
Et c'est tout naturellement que nous commençons ce cycle de 30 jours en abordant le dernier match test des Bleus face à la Chine.
Il faut tout d'abord noter à cette occasion l'exceptionnelle présence du Président de la République dans les travées de Geoffroy-Guichard mercredi soir. Certainement la première fois que le Jacko se rendait à un match de l'EdF depuis la finale de la Coupe du Monde 98. Il aura donc fallu huit ans pour que se dissipe l'opprobre tombée sur lui, à la suite de la présentation des joueurs ayant foulé la pelouse du Stade de France le 12 juillet 1998... A moins que la perspective de négocier quelques juteux contrats visant à écouler le stock français d'Airbus au pays de la muraille n'ait été le facteur déclenchant de la venue de Chichi...
Enfin bref, je m'égare...
Après une harassante journée de travail et de football, je m'affale donc sur mon canapé, en ce fatidique 7 juin 2006. A l'annonce du onze chinois, je regrette déjà l'absence de Thierry Rolland pour prononcer les sympathiques noms et prénoms orientaux.
Puis, comme souvent ces derniers temps, vient le récapitulatif des dernières de Zinédine Zidane. Contre le Mexique, nous avions eu droit à "la dernière de Zizou au Stade de France". A Bollaert, on nous a gratifié du "Dernier entraînement du n° 10 à Clairefontaine". Avant-hier, c'était désormais "Le dernier match de Zinédine sur le sol français". Prochainement, nous devrions avoir droit au dernier autographe du Madrilène sur le territoire hexagonal, puis au dernier pastis de celui-ci avant son départ pour le pays de la bière...
En tous les cas, mercredi, nous avons pu admirer le dernier penalty du Marseillais en terre tricolore... Avec peut-être à la clé le dernier surnom de Zidane, qui pourrait osciller entre "Joue-la comme Beckham" et "Le roi d'la glisse", en hommage à deux chefs d'oeuvres cinématographiques -certes bien inférieurs à Zidane, que même Fred Godart aurait pu tourner sans que l'on ne voit une quelconque différence avec le pathétique original.

Olé !
En somme, pour résumer la stratégie d'audimat de TF1, il suffisait de regarder le méga-zoom sur le bouton d'herpès de Zizou pendant les hymnes...
Après un début de match assez insipide, le miracle espéré par la rédaction d'actu-psg (ici et là) se réalise enfin. Cissé déborde sur le côté droit, le latéral chinois va au contact, le touche légérement... Et Cissé se retrouve en larme, allongé sur la pelouse. A ce moment-là, tous les espoirs sont permis, mais la prudence reste de mise : en effet, l'ex-Auxerrois est réputé pour son tempérament quelque peu pleurnichard... Enfin, Gallas s'approche du banc de touche, et annonce théâtralement à Raymond Domenech que "C'est mort". Larqué et Gilardi reprennent cette sentence en coeur, l'air tragique, et de mornes violons sortis des profondeurs vocales de Luis Fernandez couinent une mélodie mélancolique. J'exulte.
... Et je prouve à l'occasion mes talents de devin. Jugez plutôt.

Ca vous en bouche un coin, non ?
(C'était la minute narcissique de Parigi.)
A la suite de la blessure de l'Arlésien, les gusses de TF1 - Jean-Michou et Gilardi, en l'occurrence...- ont évoqué l'hypothèse d'un recours à un espoir pour le remplacer, mais ont préféré ne pas mentionner le nom de Nicolas Anelka devant Louison, certainement afin de préserver le pacemaker de celui-ci.
S'en suivra un petit but de David "Trességué", puis la mi-temps et le jackpot publicitaire qui l'accompagne. Après avoir découvert les incroyables capacités de la mousse à raser Mennen et le nouveau bouillon de légume 0% OGM de Knorr, j'aperçois un petit vieux bedonnant nous livrer, dans un allemand médiocre, un slogan poublicitaire Puma... Tiens ! Le vieux chnoc est revenu ! Pelé, l'as de la réclame -tout juste concurrencé par Sainte Nitouche Zizou sur ce point là-, nous démontre que ses faibles qualités footballistiques d'antan égalent à peine ses connaissances en langues étrangères...
Puis, retour dans le chaudron. Le petit Jean-Michel se dévergonde en entonnant le nouvel hymne officiel de l'EdF estampillé Yves Lecoq : "Pinpinpinpinpin... CHIMBONDA !!!".
Après quelques remontrances de David Astorga, l'ex-Stéphanois calmera rapidement ses ardeurs pour se reconcentrer sur le jeu.
A la 70ème minute, les Chinois s'installent enfin dans le camp français. Et sur une touche offensive effectuée par ceux-ci, Barthez nous gratifie aimablement d'un éclatant : "Sans faute ! Sans faute ! Sans faute !". S'ensuit logiquementun pénalty. C'est dingue à quel point Eric Abidal peut être méchant envers le rival de son ami Grégory...-. Zhen se fait justice lui-même en logeant une frappe de poussin dans les filets tricolore prenant Babar à contrepied.
A la 90ème, enfin, Wong met un terme au suspens en inscrivant le but de l'année d'une frappe enroulée... Du tibia, en hommage à son compère Djibril.
La phrase de la soirée : "Un penalty provoqué par Zidane, frappé par Zidane, et manqué par Zidane".
Jean-Michel Larqué, qui prend la tête au classement du "Concours de Zidane", en reprenant le nom du meneur des Bleus trois fois en une seule phrase.