Histoire désencyclopédique --- Suite

Publié le par Parigi Mancino

Tiens ! Parlons-en, du Parc des Princes ! Le Parc des Princes est un lieu de rencontre, ou plutôt de chocs culturels, occupé par quatre principales composantes :

  • Le beauf à la panse prospère, facilement reconnaissable à son air blasé et à la canette de bière attachée à sa main, symbole d'une union éternelle entre l'Homme et la boisson.

Le dialecte de cet d'individu est essentiellement composé de bribes de phrases telles que "Branleurs !", "Feignasses", ou "Au-prix-où-on-les-paye-ils-pourraient-au-moins-mouiller-l'-maillot" Généralement pistonné ou invité par les CE de sponsors du PSG (environ la moitié des entreprises de la région, plus Manix), il ne possède aucune connaissance footballistique solide, et aime à prendre à parti un joueur en particulier, jusqu'au transfert de celui-ci vers un club qatari.

  • Le vieux supporter, adepte du football à l'ancienne, de l'époque où tous les joueurs étaient blancs et où les ballons étaient certifiés 100% vessie de porc.

Il aime à discuter avec les néophytes en bas âge, éprouvant notamment un malin plaisir à leur exposer triophalement l'étendue de sa culture générale, personnifiée par la complexe règle du hors-jeu. Il ponctue ses phrases de leitmotivs préenregistrés, qui résonnent dans le stade tel un vieux disque rouillé : des affirmations comme "C'était mieux avant" (syndrôme du Francis Cabrel), "Ahlala ! Le sport d'aujourd'hui !, et Kopa, Président ! forment l'essentiel de son vocabulaire.

  • Le jeune de banlieue, qui, grâce au Paris SG, s'évade régulièrement de son triste ghetto pour se payer un spectacle comique. Son dialecte est composé de vieil argot parisien et du verlan périphérique qu'il manie à la perfection. Il rêve de devenir Nicolas Anelka, mais finira 9 fois sur 10 RMIste, car son nom de famille exotique ne plaît que rarement aux DRH... Ainsi, le Parc des Princes représente pour lui le seul moyen possible de catharsis sociale.

Sa zone réservée est le Virage Auteuil, nom qu'il s'est auto-approprié afin d'avoir l'impression de vivre dans un quartier chic du XVIème.

  • Le grand psychopathe au crâne rasé (en anglais : "skinhead"), qui n'en rate pas une pour "ratonner" sa proie favorite, le jeune de banlieue. Situé en haut de la chaîne alimentaire, ce carnassier fou furieux chasse en bande, par peur d'être pris à son propre jeu.

Il aime à marquer son territoire par un panel de croix celtes ou gammées, grossièrement griffonnées dans tous les lieux qu'il fréquente. Sa place en tribune est située aux antipodes de la Tribune Auteuil, dans le Kop de Boulogne. Un spectateur muni de jumelles pourra par ailleurs observer une étonnante coutume chez cet étrange animal : si le chien lève volontier la patte en l'air, le skinhead préfère tendre sa main droite vers les cieux, pour des raisons — certainement mystiques — encore inexpliquées...

N'oubliez pas le petit clik PlanetePSG ;-)

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Publié dans humour

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