Mais vas-tu t'Hechter ?
Chers lecteurs, ma main gauche reprend (enfin ?!??) du service...
Nous vous présentons nos plus plates et sincères excuses pour ce silence radio de deux journées et demi très peu professionnel de notre part, dû à une épidémie de flemmardite virulente qui a frappé l'ensemble de la rédaction d'Actu-PSG.
Mais revenons aux fesses faits du week-end.
Eloignons-nous d'abord de notre cruel monde du ballon rond, pour effectuer un petit interlude de propagande politique (milieu non-moins impitoyable).
En premier lieu, passons les Alpes pour rire un peu devant la performance burlesque de Silvio Berlusconi, dans les studios de la Rai. Le premier sinistre italien* -qui contrôle par ailleurs la quasi-totalité de la presse du pays-, a carrément claqué la porte du Telegiornale de la "Mama Rai", considérant que les opinions politiques de la journaliste qui l'interrogeait étaient "beaucoup trop ancrées à gauche".
Continuons sur les affaires publiques. Je fus contraint, dimanche soir, de regarder l'homologue français de Silvio sur TF1 (CPE & soumission étatique obligent...).
Je découvris à l'occasion l'analphabétisme affligeant de notre Galouzeau adoré, celui-ci livrant aux téléspectateurs de nombreuses phrases de type : "La question auxquelles je voudrais répondre".

Traduction :
"Prenez immédiatement les nom et prénom de cet individu !"
La chaîne estampillée Bouygues diffusa ensuite quelques images voyeuristes sur des attentats à Bagdad. En bas de l'écran, un homme fuit les lieux de l'explosion, et il porte un maillot du PSG ! C'est dingue les sacrifices qu'effectuent certains supporters pour représenter leur club jusqu'au bout du monde !
Mais revenons au football, rien qu'au football !
Si je me suis gâché mon dimanche après-midi avec mon club (victoire 10 à 0 -dont un doublé de vodka^^ -, mais aucun arrêt à effectuer...), je repense à la journée de samedi. Bona a planté le premier but parisien depuis les calendes grecques, mais le match contre Nancy ne m'inspire aucunement (l'analyse sociologique des "Putain !", "Bordel de merde" et autres "Fait chier" déclamés par Moustache sur son banc de touche s'avèrerait certainement assez pesante et ennuyeuse...).
Mais rien n'a été intéressant, en cette fin de semaine... Un petit moment de détente, tout de même, dans la matinée dominicale. Non pas l'aumône d'un quelconque abbé bien pensant, cette catégorie de personne possèdant l'incroyable don de me repousser de 100 mètres dès l'approche de leurs églises (non contents de me réveiller à coups de bourdon tous les matins). Il s'agissait en fait de l'émission TV culte de la fin de semaine... J'ai nommé Téléfoot...
Après les envolées lyriques de Romain del Bello lors de la qualification lyonnaise en quarts de finale de la LDC, mercredi dernier, demandant à Juninho de traduire à Fred ses questions "en brésilien", je m'attendais au pire de la part d'un Thierry Gilardi débordant de bêtise depuis quelques temps...
Finalement, l'ex-poulain de Canal + ne s'est pas trop mal tenu, mais le public a tout de même eu droit aux traditionnelles conneries distillées par la première chaîne. Celles-ci sont venues d'une poignée de supporters lyonnais, dont l'un affirmait haut et fort qu'"Au Milan AC, à part Inzaghi, il y a personne".
Alors là, on frise le ridicule...
Super Pipeau a planté 8 buts en 6 matches, je le conçois. Mais quand même, c'est oublier un peu rapidement les 2 saisons vierges de buts qui ont précédé cette série...
Et si un seul d'entre eux avait rien qu'une seule fois traversé les Alpes, il aurait immédiatement compris que déclarer qu'Inzaghi est le seul bonhomme potable des Rossoneri, c'est un petit peu comme déclamer qu'Igor Yanovski est le meilleur joueur de l'histoire du PSG...
J'achève cet article 2 jours après l'avoir commencé (!?!!), devant le JT de France 3. Angela Merkl et Jacko Chirac débattent passionnément de la température berlinoise, tandis que Jean-Sébastien Fernandez nous raconte fièrement qu'"entre le Paris Saint-Germain et La Duchère, on se demande qui est l'ogre" et "Qu'avec le club de la Capitale, on peut s'attendre à tout". Espèrons que nos manchots favoris sacrés gaillards fermeront définitivement la bouche de ces pseudos journaleux cracheurs de fiel !
*Certes, je ne devrait pas utiliser le terme "sinistre". En effet, en italien, le mot "sinistra" signifie "gauche". Cela participe à la persécution des gauchers dans la société moderne (c.f. "Un sinistre individu", "être un peu gauche", "passer l'arme à gauche", "se lever du pied gauche"...). Et puis, la carrière politique du patron du Milan AC s'oriente plutôt aux antipodes...