Gégé le philosophe
Jérôme Alonzo a déclaré, il y a une semaine, à propos du report du match Strasbourg - PSG pour cause de terrain gelé, que "Quand c'est le ciel qui décide, on ne peut que s'incliner". Ces paroles rentrent dans le processus d'intellectualisation de la cervelle de Jérôme "Mormeck", comme l'appelle habilement Ben Labarthozic.
Notre gardien de but - boxeur avait déjà annoncé, il y a quelques mois : "Lyon vole. Avant de les rattraper, nous allons commencer par apprendre à marcher."... Quelle éloquence !
Le constat est pourtant là : la France subi actuellement une grave pénurie en matière de philosophes (et ce n'est pas Alain Finkielkraut qui relève le niveau, ses propos s'apparentant plus à ceux d'un petit nazillon excité qu'à ceux d'un réel penseur...).
Mais Gégé incarne à lui tout seul le renouveau de l'élite intellectuelle française. Pour preuve, son dernier ouvrage, Pourquoi les poules pondent des oeufs (qui avait connu des débuts difficiles sous le nom de Essai, thèse, et antithèse sur le thème de la ponte des gallinacés) s'est vendu à plus de 60 exemplaires !
Mais d'où vient cette inspiration, ce souffle presque divin qui incite le gardien parisien à créer de si belles formules, dignes de Karl Marx, d'Aimé Césaire ou de Jérome Rothen ?
Selon la légende, l'ermite Mario Yepes, descendant du ciel et surplombé d'une auréole dorée, lui aurait dévoilé sa prophétie en ces termes : "Jérôme, tu es le messager. Tu es l'élu, le Porteur de la Bonne Nouvelle. Va, prêche, répands mon miséricordieu message et apporte aux hommes le bonheur qu'ils n'ont jamais reçu..." Mario Yepes, "Ma Vie, Mon Oeuvre" verset 487-bA8, alinéa 7,3; paragraphe 9, Folio Poche.