Une méthode de motivation controversée
Guy Lacombe, vexé de l'attitude ultra-défensive de son équipe durant la première période de Nice - PSG, s'est permis de récupérer le concept publicitaire d'une célèbre banque française pour remotiver ses joueurs.
Ainsi, à la mi-temps, dans les vestiaires parisiens, afin de convaincre ses protégés de monter enfin à l'assaut du but adverse, Moustache sauta en un éclair sur une table en beuglant, une main tendue vers le ciel, qu'il fallait "Aller plus oooooooooooooh ! Aller plus haut ! haut ! haut !".
Modeste M'Bami, fin mélomane, tentait déjà d'étrangler le chansonnier en herbe lorsque Sergueï Semak, qui n'avait pas compris le sens de ces vociférations, interpréta ceci comme un concours de chant et rejoignit son entraîneur sur son piédestal en entonnant un fracassant "Kali ! Kakali ! Kakali ! Kakaya !", bouteille de vodka à la main.
Edouard Cissé, grand fanatique de hip hop, pris un microphone et bouscula les deux autres pour chanter du Fifty Cent, tandis que Popol-Michel entonnait passionnément un long fado endiablé...
De leur côté, Stéphane Pichot et Christophe Landrin, dont les goûts musicaux reflètent le talent footballistique, se mirent à fredonner respectivement du C Jérôme et du Frédéric François...
Pour sa part, Sylvain Armand, inspiré par le DVD des Choristes qu'il avait visionné avant le match, entama une stridente série d'apocalyptiques vocalis, au grand désarroi de son voisin, Jérôme Alonzo, qui lui logea un fameux uppercut sous le menton ! (partie du corps dont est natif le gardien remplaçant parisien)
La cacophonie battait son plein lorsque Mario Yepes décida de distribuer quelques coups de tête dans le but de calmer les esprits...
C'est donc la caboche bourdonnante que les joueurs franciliens reprirent le match, avec le succès que nous connaissons...
Cet épisode remet une fois de plus en question les choix stratégiques de Guy Lacombe, douteux bien qu'originaux...